L’ambiance de travail dans les PME de propreté

Selon une étude du cabinet Idem Per Idem, menée pendant un an, auprès de 258 responsables de sociétés, neuf entreprises françaises sur dix ( PME et multinationales
confondues), « se trouvent dans une situation de crise de management larvée ».

Le pourquoi ? 68 % des managers interrogés ne sont pas attentifs aux indices qui pourraient leur permettre de déceler la crise en gestation. « Comme un être humain, une entreprise dont la santé se détériore reçoit des signaux d’alerte émanant de son corps, analyse Eléna Fourès, cofondatrice du cabinet de conseil. Si ceux qui la pilotent ignorent ces signaux, il y a  risque de crise dévastatrice. »

Les symptômes ?     
Manque de cohésion de l’équipe dirigeante
Apparitions de conflits

– «Fossés » entre collaborateurs de cultures différentes (origines, formations, strates
sociales…).

Appliqué à nos PME, cela se reformulerait en :
Incohérence de certaines décisions patronales (ou perçues comme telles par les salariés),

– Hausse des arrêts de travail et des casses de matériel, conflits avec des clients,

Rapports humains tendus ou sur la réserve, méfiance…

Cette étude a, à mon sens, l’intérêt de mettre le doigt là où ça fait mal : quand on garde la tête dans le guidon (travailler toujours plus) ou dans le seau (survivre et ne pas se laisser manger), on fait moins attention à ce qu’il se passe autour de nous ou « dans » nous.

C’est la routine, la monotonie qui s’installent, l’effet désabusant de l’habitude qui amène même à se complaire dans l’inconfort du stress permanent…

Donc, un patron devrait toujours garder à l’esprit le principe du pendule de Luyckx : ses paroles et attitudes sont « amplifiées » par ses salariés, du simple fait de l’autorité
qu’il représente. La « positive attitude » est donc bien plus conseillée que les lamentations ou les plaintes à répétition.

Ensuite, il faut se faire à l’idée que le travail d’un employeur de 2007 a bien changé, en 20 ans : il vaut mieux « manager » que gérer. En clair, passer plus de temps sur les chantiers qu’au bureau.

Le « devoir de réserve » m’interdit de citer nommément en exemple des entreprises de moins de 20 salariés qui « fonctionnent bien », mais il se dégage des constantes
intéressantes :      
Le patron est organisé pour être le plus souvent en clientèle ou sur les chantiers, au contact direct des ses clients et de ses employés. « Positive attitude only », bien sûr.     
Il écrit tout ce qui touche au fonctionnement de l’entreprise et utilise des « outils » de contrôle qualité (fiches, carnet de note).

Il organise des réunions régulières de son personnel et veille à ce qu’elles se déroulent dans une ambiance conviviale (boissons, nourriture).

– Il se préoccupe des détails qui changent la vie des salariés : acomptes, prêts si besoin,
aménagement d’emploi du temps…

– Il accorde des petits plus : tickets restaurants, complémentaire maladie, épargne salariale.

– Il ne s’isole pas dans sa tour d’argent et donne l’impression de partager les profits quand il y en a (ex : changement des véhicules de l’entreprise en même temps que le sien)

Rien de bien compliqué, en somme.

Pierre Falgayrac 

http://www.hyform.fr

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s