Travaillez mieux pour gagner plus !

La récente loi sur le pouvoir d’achat du 8 février (n° 2008-111) offre une réelle opportunité aux entreprises de moins de 50 salariés qui n’ont pas instauré un dispositif de participation aux résultats.

Il est en effet possible de verser à vos salariés une prime exceptionnelle de 1.000 €, exonérée de charges sociales (seules la CSG et la CRDS sont à payer).

Elle peut être fractionnée et versée en plusieurs fois, avant le 30 juin 2008.

Attention, elle doit être versée à tous les salariés (y compris les apprentis), mais
peut être modulée en fonction du salaire, de la qualification, de l’ancienneté…

Elle ne peut se substituer à une prime ou un élément de salaire « classique ». Employeurs, ne saisissez surtout pas cette occasion pour payer des heures complémentaires ou supplémentaires ! Les contrôleurs de l’URSSAF ne manqueront pas de veiller à la chose, mais surtout, vous perdriez une formidable occasion de doper votre entreprise.

Le principal inconvénient que je trouve à cette mesure « sympathique » pour les bas salaires est qu’elle consiste à donner un élément de salaire sans travail en contrepartie.
Inutile d’argumenter, quantité d’ouvrages de référence sur le management soulignent que donner de l’argent pour rien est plutôt néfaste à la qualité du travail.

Qu’à cela ne tienne ! Rebondissez sur cette disposition en

– Incitant vos agents de services à travailler avec plus de soin contre une majoration de cette prime, ou autrement dit « A TRAVAILLER MIEUX POUR GAGNER PLUS »,
et

– Réduire ainsi les coûts des dysfonctionnements

Le principe est simple : accorder des éléments de qualité de vie (tickets restaurants, bons d’achats…) en échange d’une haute qualité de travail.

Comment ?

Tout d’abord, il convient d’avoir une fonction qualité dans l’entreprise, qui contrôle  mensuellement au moins une dizaine de chantiers pour chaque agent de service  (équivalent temps plein), en complétant des fiches de contrôle-qualité.

Ces fiches sont basées sur les éléments du cahier des charges et portent sur l’aspect visuel des différentes surfaces nettoyées.

Je conseille une notation sur trois critères : BON, MOYEN (ou à améliorer), MAUVAIS (ou à refaire).

Ces fiches sont sanctionnées par une note sur vingt, selon ce principe :

     
Tout chantier vaut 10/20 par défaut.       
Tout élément de contrôle noté BON ajoute 0.5 point       
Une appréciation notée MOYEN enlève 0.5 point     
Une ligne notée MAUVAIS enlève 1 point (ou 2, selon les chantiers)

Si les éléments à contrôler sont pertinents, la note obtenue reflète fort bien l’impression générale dégagée par l’aspect du chantier. On peut aussi inclure dans la note une appréciation sur la tenue et le comportement des agents, sur l’aspect du matériel et du local de rangement (ou du véhicule), et sur le respect des horaires et temps de travail.

Avec une dizaine de fiches notées, la moyenne mensuelle obtenue reflètera clairement le niveau de qualité du travail d’un (ou d’une) agent de service.

Par courrier, vous informez votre personnel que toute moyenne mensuelle supérieure ou égale à 16 ou 17/20 déclenchera le versement d’une prime qualité sous forme de tickets restaurant ou bons d’achat (ou autre), modulée en fonction des résultats.

Et voilà comment vous pourrez payer mieux ceux qui travaillent mieux !

On m’objectera que cela va tout de même coûter des sous… Je réponds : Non !

Maintenant, si vous n’êtes pas convaincu par mes arguments, livrez-vous à ce petit exercice :

Evaluez le coût d’un dysfonctionnement simple, par exemple une malfaçon sur un
chantier journalier de bureaux, qui occasionne un coup de fil désagréable du client.

    
Le temps passé au téléphone pour calmer le client


L’énergie perdue à cette occasion


Le temps passé à appeler la ou les salariées concernées, ou à rédiger une
note écrite

 
L’énergie perdue à cette occasion

      
Le temps éventuel consacré à aller se rendre compte sur place


Les frais de déplacement occasionnés


L’énergie perdue à cette occasion

 
Le salaire payé deux fois si le travail doit être refait, ou la remise sur facture


L’énergie perdue à cette occasion

Et n’oubliez pas que vos heures, celles de vos chefs d’équipe ou contrôleurs, celle de votre secrétaire, coûtent plus cher que celles de vos agents de service !

Vous avez fait vos comptes ? On situe ce cas d’école plus près de 20, ou de 75 € ?

Alors ?

C’est une si mauvaise idée que ça, d’organiser ou réorganiser son entreprise pour prévenir un maximum de dysfonctionnements par des tournées constantes de contrôles-qualité, et
pour récompenser ceux qui travaillent mieux et ne nous font pas perdre d’argent ?

Vous n’aurez pas manqué de noter qu’il faut de la rigueur pour tenir la cadence des
contrôles-qualité… Mais on n’a rien sans rien aujourd’hui, n’est-ce pas ?

Pour en savoir plus sur comment organiser les tournées de contrôle ou élaborer des fiches de contrôle-qualité à notes, contactez-moi directement sur info@hyform.fr

Cordialement

Pierre Falgayrac

http://www.hyform.fr

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