De l’inconsistance professionnelle de l’OPAC et ses prestataires


Le Courrier Picard, dans son n° 19 mai, titre « AMIENS-NORD – Des rats pour colocataires » :

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Amiens-et-Metropole/Des-rats-pour-colocataires

L’article indique qu’à la suite d’importants travaux de rénovation d’un immeuble, des rats y circulent en plein jour, au milieu des escaliers. Une locataire est allé se plaindre récemment à l’OPAC assistance. Il lui aurait été répondu « qu’on ne pourrait pas intervenir avant le 31mai: « C’est comme ça, c’est pas nous qui décidons ».

Contacté par le journal, l’OPAC aurait dit « «Je comprends tout à fait l’émotion de cette personne. Mais nous avons pour prestataire une société de désinsectisation et de dératisation,
dont le travail est très programmé et qui n’avait aucune disponibilité. Nous n’avons pas de solution plus rapide avec notre prestataire».

Cette fois-ci, ce n’est pas de la langue de bois, c’est de l’irresponsabilité pure et et simple ! Ainsi donc, la préservation du bien-être des locataires et des biens immobiliers de l’OPAC relève d’une organisation programmée, et ce ne sont pas des rats qui peuvent la remettre en question !

Mais à quoi sert-donc de passer un contrat avec une société de dératisation-désinsectisation, si cette dernière ne doit pas intervenir en cas d’urgence ? L’OPAC D’Amiens passe donc des marchés avec des entreprises qui posent des raticides et appliquent des insecticides quand ça leur va bien, et surtout pas quand il le faudrait !

Nous affirmons que si des gens compétents avaient rédigé l’appel d’offre de l’OPAC en dératisation-désinsectisation, l’entreprise retenue aurait intérêt à agir séance tenante, dans la situation évoquée !

Et nous osons écrire que si les soumissionnaires étaient honnêtes, ils auraient du alerter l’OPAC sur l’inconsistance de son contrat.

Oui mais voilà, la lutte contre les rongeurs et insectes nuisibles, dans les parcs HLM, est décidée par des incompétents, et menée par des professionnels vraiment peu scrupuleux.

Nous l’écrivons avec d’autant plus d’aise, que le milieu professionnel critique depuis des décennies la politique d’appels d’offres et de soumissions des HLM et OPAC.


Pierre Falgayrac

http://www.hyform.fr

Des souris au Quick de Belleville, la suite!

(propos déjà publiés en commentaires de l’article de 20 minutes .fr)

Le buzz sur les souris du Quick de Belleville continue. Sur 20 minutes.fr nous avons droit à l’interview d’un « spécialiste » de la dératisation.

http://www.20minutes.fr/article/928063/souris-quick-c-quasiment-impossible-empecher-acces&ct=ga&cad=CAEQAhgAIAAoATAAOABA3YKM_QRIAVgBYgVmci1GUg&cd=J5IdQHBTZ2U&usg=AFQjCNF_bMwgmBdCfxlpJaZA8Ow_uDbQTg

Ses propos révèlent son incompétence du sujet.

Il dit « Mais dans le cas du Quick, ce n’est pas forcément la faute du restaurant, mais souvent celle des clients, qui peuvent faire tomber des frites sur le trottoir et attirer ainsi les souris. » Si, c’est la faute du restaurant ! La propreté des lieux où mangent ses clients lui incombe, notamment pour éviter d’attirer rats, souris et blattes. Demandez à Super U et Carrefour, si la propreté de leurs magasin est la responsabilité des clients ou la leur, pour voir…

Il dit aussi « C’est de toute façon quasiment impossible de leur empêcher l’accès. Les souris peuvent passer par un trou de la taille d’un ongle de petit doigt. Et pour les rats, c’est dans un
trou de la taille d’un ongle de pouce. En fait, si la tête passe, tout le corps passe…
 » Oui, et alors? N’est-ce pas pour ça que son métier existe ? Pour lutter contre les rats et souris qui passent les barrages dérisoires de nos locaux ? C’est à se demander si ce « spécialiste » a vraiment envie de travailler…

Il poursuit « Donc, tant que l’on traite, les rongeurs seront tenus à l’écart. Mais il n’y pas vraiment de solution. On peut les faire partir d’un site avec des produits, mais ils reviendront toujours. Donc, tant que l’on traite, les rongeurs seront tenus à l’écart. Mais il n’y pas vraiment de solution. On peut les faire partir d’un site avec des produits, mais ils reviendront toujours. » Faux,
faux et archifaux ! Les produits de traitement tuent les rongeurs et ne les font pas fuir. S’il est vrai que les afflux de rats sont constants depuis les égouts, c’est totalement inexact pour la
souris, très frileuse, qui ne vit qu’à l’intérieur des locaux.
Celles de Quick sont peut-être arrivées dans une livraison (auquel cas Quick est en faute de n’avoir pas vérifier ses approvisionnements), ou depuis un voisin, par les gaines de fluides
(électricité, eau, gaz…). Des souris sur le trottoir, comme le prétend le spécialiste, je demande à voir, surtout à Belleville, en cette saison…

Ceci dit, le traitement du Quick est simple : empoisonner une partie des déchets alimentaires jetés à la poubelle, et les présenter au sol, dans des boites d’emballage de sandwich, le soir venu. Si la propreté et le rangement de la cuisine sont irréprochables, les souris n’auront que ça à manger et seront mortes le lendemain matin. C’est tellement simple à mettre en œuvre, qu’un
spécialiste ne peut pas y penser, bien sûr…

L’aisance avec laquelle on voit se déplacer les souris (en pleine lumière, alors qu’elles préfèrent la pénombre) indique qu’elles sont là depuis plusieurs jours, et qu’elles ont du laisser des dizaines de crottes et l’odeur de leur urine. Donc, le problème était connu depuis un bon moment, et Quick ne faisait rien, jusqu’au buzz de la vidéo…

Pierre
Falgayrac

http://www.hyform.fr

Des souris au Quick de Belleville

L’info et la vidéo ont fait le tour du
Web.

 Considérons la réaction de la haute direction
devant le buzz :

 « France Quick regrette la présence
inopinée de rongeurs dans son restaurant Quick de Belleville. Ce
restaurant dispose d’un contrat permanent de dératisation et
fait donc l’objet de passages réguliers de professionnels. Un
passage supplémentaire a été immédiatement demandé par la
direction. Ce type de nuisance n’est pas une prérogative des
établissements de restauration rapide mais un véritable problème
pour l’ensemble des établissements commerçants des grandes
villes de France 
».

Dans le genre langue de bois et
« c’est pas ma faute, mais c’est l’autre qui y
est 
», le sublime est tutoyé.

Donc, un simple contrat de
dératisation-désinsectisation suffit à être tranquille, puisque des
passages réguliers de professionnels sont prévus. Nous ignorons les
critères de sélection du prestataire et le contenu du contrat, mais
il est clair que le nombre de passages est insuffisant, et du coup,
« le passage supplémentaire demandé par la direction du
magasin
 » est du plus ridicule qui soit.
Pourquoi ?

La vidéo montre des souris parfaitement à
l’aise malgré la lumière, qu’elles n’aiment pas, ce qui indique
qu’elles ont l’habitude des lieux, depuis plusieurs jour à
l’évidence. Donc, comme elles défèquent une crotte par heure
d’activité sur la zone où elles circulent, et qu’elles urinent, le
personnel du matin voit, et sent, depuis plusieurs jours, les
signes incontestables de leur présence.

Si donc Quick était respectueux de l’hygiène de
sa cuisine, le professionnel aurait dû être appelé bien avant que
le buzz se produise, point barre.

Mais quelle monstruosité de lire que les souris
ne sont « pas une prérogative des établissements de
restauration rapide mais un véritable problème pour
l’ensemble des établissements commerçants des grandes villes
de France ».

Autrement dit, les souris qui se baladent dans
la cuisine, Quick n’ a pas à s’en occuper, en en plus, tous ses
concurrents ont eux-aussi des souris, mais ils ne se font pas avoir
par un malfaisant avec un téléphone portable qui
filme !

Non, nous ne rêvons pas, ce sont les propos
d’un très grand patron de Quick…

Pour lutter contre la souris, il faut du temps
et des compétences. Le problème n°1 dans le cas du Quick est la
concurrence alimentaire. Une solution est d’empoisonner une partie
des aliments jetés à la poubelle, et de les présenter dans la
cuisine juste avant la fermeture. Si elles n’ont que ça à manger,
donc si la cuisine est bien rangée et nettoyée, les souris seront
mortes le lendemain matin.

Ça paraît simple, n’est-ce pas ? Trop
simple, sans doute, pour des
« professionnels »…

Pierre
Falgayrac

http://www.hyform.com