De l’art d’avancer en faisant du sur-place : Vive CERTIBIOCIDE !

Dans son dernier bulletin d’information interne (n°2 / 2013), le Président du SNH
fait part d’une information qui vaut son pesant d’appâts raticides!

Lors de la réunion de concertation sur la future Certification Biocide, le 7 février dernier, le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable (MEDD) annonce verbalement que « les professionnels de la dératisation-désinsectisation peuvent exercer leur métier sans obligation de passer Certiphyto et Certibiocide, si leur volume d’achat de produit biocides n’atteint pas une quantité professionnelle« .

Le hic 1, c’est qu’aucun texte de définit ce qu’est une « quantité professionnelle » de biocides… Un nouveau concept vient donc de naitre: le professionnel qui n’achète pas assez de produits biocides n’est pas un professionnel. D’où, peut-être, la suite:

Le hic 2, c’est que les appels d’offres publics ne concernent que les certifiés, même si le cahier des charges représente une quantité infime de biocides à appliquer. Donc, pour participer aux appels d’offres du MEDD, il faut que les non-certifiables, soient tout de même certifiés. De l’art d’être cohérent…

Le hic 3, c’est qu’aucun calendrier n’est évoqué pour la publication de la réforme
attendue (car nécessaire!) de la certification BIOCIDE. Et pour cause, les structures qui permettraient de faire passer cette certification n’existent pas. Comme par hasard, seules celles du Ministère de l’agriculture fonctionnent: les CFPAA, avec leur
Certiphyto alambiqué…

Les rats ont bien de la chance, de ne pas faire de politique: ils prolifèrent tranquillement, d’ailleurs.

Pierre Falgayrac

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