Nouveau ! Le grand guide de lutte raisonnée contre les nuisibles urbains

 Bonjour,
Les éditions Lexitis ont le plaisir de vous présenter le nouvel ouvrage de Pierre Falgayrac : Le Grand Guide de lutte raisonnée contre les nuisibles ou bioagresseurs urbains, n’hésitez pas à découvrir le sommaire complet sur notre site.

Martin de Halleux
martin.dehalleux@lexitis.fr
Lexitis Editions

 

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Le Grand Guide de lutte raisonnée contre les nuisibles ou bioagresseurs urbains

Dératisation – désinsectisation – désinfection – lutte contre les oiseaux – dégraissage des hottes d’aspiration – traitement des odeurs – Préparation des certifications, Certiphyto et Biocides – élaboration du document unique.

Ouvrage de référence unique en France, ce manuel expose – en 24 chapitres et plus de 630 pages très richement illustrées – les fondamentaux de la lutte contre les nuisibles urbains :

  • Les connaissances essentielles indispensables sur les principaux
    rongeurs et arthropodes dits «nuisibles», afin d’optimiser
    les stratégies de lutte.
  • Les différents aménagements et mesures de prévention et de
    préservation.
  • Un inventaire des produits et matériels de lutte disponibles.
  • Les différentes techniques de lutte, dans une logique de développement
    durable.
  • Des indications et préconisations pour mettre en oeuvre des plans de lutte
    raisonnée.
  • Une synthèse de la réglementation applicable et des normes agroalimentaires en vigueur.

Il a pour ambition de constituer un guide pratique pour tous ceux qui ont à faire avec les rongeurs et insectes urbains dits nuisibles, qu’ils soient applicateurs, prestataires 3D, clients, utilisateurs finaux ou prescripteurs et qui se soucient autant que faire se peut de la préservation de l’environnement, même en ville, ce qui signifie parfois une rupture franche avec les méthodes traditionnelles de dératisation et désinsectisation.

C’est pour être complet avec les principaux domaines de compétences que recouvrent les prestataires de 3D (Dératisation, Désinsectisation et Désinfection), que sont aussi abordés la désinfection, la lutte contre les oiseaux et le dégraissage des hottes d’aspiration.

Le chapitre sur les odeurs est proposé en complément logique de la désinfection.

La démarche proposée est en phase avec la norme  EN 16636 «Services de gestion des nuisibles – Exigences et compétences». Elle peut aussi s’inscrire dans une politique globale de Développement Durable d’Entreprise (DDE), ou de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) et permet de satisfaire à des standards ou référentiels environnementaux (SIGMA, Thesaurus-RSE…).

Un ensemble d’informations relatives à la sécurité du stockage, de la manipulation et de l’application des produits biocides permettra aux lecteurs de préparer les examens des certifications individuelles Certiphyto (Certificat Individuel Phytosanitaire) et Certibiocide.

Enfin, le chapitre sur le Document Unique est destiné aux employeurs à l’aise avec Excel, qui pourront établir eux-mêmes ce document en s’affranchissant de logiciels coûteux et dévoreur de temps pour leur prise en main.

Préface de François PECQUERIE, Docteur Vétérinaire.

 

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Les services de dératisation de Paris et Toulon dos à dos


Et on remet le couvert ! Dans VAR MATIN 19/06/14 « Le service hygiène de Toulon traque les rats », nous lisons : « Un effort chaque jour renouvelé, bouche d’égout par bouche d’égout, avaloir par avaloir. Tous les quartiers de la ville reçoivent la visite des techniciens : inspection et remplacement des produits raticides »

Cela ne sert à rien : 

1/ De remplacer des appâts non consommés, puisque preuve est faite de
l’absence de rats ou de non-appétence de l’appât en question ;

2/ De mettre systématiquement un appât par tampon et avaloir, puisque les rats ne sont pas uniformément répartis sur le réseau.
A moins qu’un ou deux rats fassent leur affaire d’un appât entier, il seront plusieurs à en consommer trop peu pour accumuler une dose létale dans leur foie. Ce genre de stratégie
« fabrique » des rats résistants aux anticoagulants…

« Le rat a une sale réputation. Parce qu’il se nourrit dans nos poubelles et parce qu’il est responsable de maladies et d’épidémies de peste qui ont ravagé l’espèce humaine » 

Non. D’abord, se nourrir dans nos poubelles n’est pas mal, c’est même un bien puisque nous sommes infichus de recycler nos déchets…Ensuite, le surmulot, ou rat d’égout, ne peut pas transmettre la peste. Sa puce est différente de celle du rat noir (ou rat des greniers) : elle ne manifeste pas le phénomène de blocage de ses trompe de succion par la bactérie yersina pestis (puisque c’est la « salive» des puces qui est vectrice de contamination)  et n’a pas l’homme comme hôte secondaire. C’est d’ailleurs cette découverte (par AW Bacot et CJ
Martin en 1914) qui mit un frein aux recherches sur les surmulots, que l’on craignait jusque-là d’être plus malfaisants que le rat noir (plus petit et moins prolifique). Si le surmulot transmettait la peste, l’espèce humaine serait décimée depuis qu’il y a des égouts en ville.

« L’animal s’adapte à la teneur des produits raticides, aussi il est utile d’alterner les substances anticoagulantes. Les appâts provoquent le décès après trois à quatre jours. » 

Oui et non. Il s’agit donc d’anticoagulants de 1ère et 2ème génération. Les alterner ne sert à rien, sauf à renforcer les défenses immunitaires des rats, donc cela va à l’encontre du but recherché.
Il conviendrait d’appliquer des anticoagulants de dernière génération (plus chers), mais dans le cadre d’une stratégie de suivi hebdomadaire des consommations.

« Un laps de temps qui permet à plusieurs rongeurs de s’empoisonner, quand bien même des rats goûteurs sont désignés au sein de la colonie pour tester tout plat suspect. » 

Ah ! Les ravages des conceptions anthropomorphiques… Il n’y a pas de connivences entre les rats et ils ne peuvent donc désigner des goûteurs (ou des explorateurs). Il s’agit soit d’un rat dominant α affamé qui s’arrogera le droit de goûter en premier la nourriture peu appétissante proposée par un dératiseur, soit un rat dominé ω, toujours affamé, qui se résoudra à calmer sa faim avec un appât peu avenant, après que ses congénères aient mangé toute la nourriture disponible, sans rien lui laisser.

Conclusion habituelle : toutes ces choses sont expliqués dans notre premier livre (ici).

Cordialement,
Pierre Falgayrac

http://www.hyform.fr

Les rats éprouvent-ils vraiment des regrets ?


L’article publié ici  http://www.nature.com/neuro/journal/vaop/ncurrent/full/nn.3740.html
fait un buzz planétaire. On ne compte plus les reprises, analyses et commentaires sur le Web, y compris par les sites « sérieux ».

Toutes ces lectures sont affligeantes… L’anthropomorphisme qui a présidé à l’expérience et ses conclusions n’est dénoncé par personne, et une bonne publicité est donnée à ce laboratoire et ses chercheurs, ce qui est manifestement l’objectif recherché.

L’anthropomorphisme consiste à prêter des sentiments et comportements humains aux animaux; par exemple, Mickey.

Résumons l’expérience : Les rats de laboratoires (les mêmes qui sont incriminés pour contester la validité de l’expérience du Dr Séralini) sont placés une heure dans un couloir circulaire où s’ouvrent différents tunnels, dans chacun desquels se trouve un type de nourriture différent.

A chaque entrée de tunnel un signal sonore annonce le délai d’attente pour accéder à la nourriture : plus le son est aigu, plus ce délai est long.

Certains rats passent leur chemin devant les tunnels d’où vient un son aigu puis, constatant que des tunnels suivants provient un son encore plus aigu (donc une attente plus longue), ils regardent alors en arrière. Avant d’aller manger la nourriture du tunnel où ils se trouvent, dés qu’elle arrive.

Durant l’expérience, l’activité neuronale des rats est enregistrée par des électrodes implantées dans deux aires cérébrales impliquées, chez les humains, dans l’évaluation des récompenses potentielles lors d’une prise de décision. L’analyse des données révèle que lorsque les rats regardent en arrière, ils se « représentent » l’occasion manquée. Enfin, c’est ce que prétendent les « chercheurs ».

Selon eux, la faculté d’éprouver des regrets pourrait être assez répandue parmi les mammifères et constituerait un avantage adaptatif, en permettant d’optimiser la prise de décision par la réévaluation de comportements passés.

De l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes… Tous les mammifères capables d’être
apprivoisés ont des capacités cognitives, c’est-à-dire qu’ils développent des processus mentaux d’apprentissage par l’expérience, caractérisés par des formes de raisonnement et la prise de décisions (dans le genre « le feu ça brûle » et « manger trop loin du terrier est fatiguant et
dangereux »).

La notion de « regret » est typiquement humaine. Nous pouvons certes regretter des actions, mais nous pouvons aussi regretter d’avoir pensé ou dit certaines choses, choses que les rats sont incapables de faire.

Tous nos chiens et chats fonctionnent comme les rats : ils apprennent de leurs expériences malheureuses, mais qualifier celles-ci de « regrets » est abusif et trahit une vision anthropomorphique de l’expérience, qui d’ailleurs ne correspond à rien de ce que pourraient rencontrer des rats sauvages dans la nature. Mais cela permet à des « chercheurs » de se faire un peu de publicité à pas cher.

Ce nouveau buzz sur une expérience biaisée avec des rats de laboratoire (qui seraient infichus de survivre une heure sur un trottoir) démontre une nouvelle fois le manque de culture de notre
civilisation sur les rats (les rats sauvages n’ont vraiment pas grand-chose à voir avec leurs cousins de laboratoire…).

Ces deux sujets sont abordés en détail dans notre premier livre, toujours disponible ici.


Pierre Falgayrac

http://www.hyform.fr

À propos de l’article de Libération du 13/04/14 « Une matinée avec la police antirats de Paris »


Dans LIBERATION 13/06/14 « Une matinée avec la police antirats de Paris » ,  nous pouvons lire un ensemble d’informations erronées ou étranges, dont il est difficile de savoir si elles proviennent du professionnel interviewé ou de la journaliste.

Avec l’arrivée des beaux jours, le rongeur se prend à vouloir remonter des égouts et expérimenter la vie au grand air.

Non. S’ils ne sont pas délogés par des travaux, les rats vivent toute l’année au même endroit de la même façon : ils ont leurs terriers et/ou abris dans les égouts, où il n’y a pas grand-chose à manger mais où ils sont bien à l’abri des prédateurs (et où ils passent entre 70 et 75% de leur vie) . Ils sortent consommer ce qu’il y a en surface le soir venu, puisque la lumière du jour les dérange et que leur cycle naturel est une activité nocturne. Les rats aperçus en plein jour
sont des rats de dernier rang cherchant pitance ou en train de migrer en un endroit plus favorable pour eux. Il n’y a pas de notion de villégiature lors des beaux jours chez la gent murine.

>Reste à savoir comment les animaux sont parvenus à s’extirper des égouts. Il suffit parfois d’un rien : un tampon hermétique non-remplacé dans une gouttière, par exemple. «J’étais d’ailleurs intervenu il y a six mois sur cette place pour faire boucher une colonne d’évacuation,
se souvient Michel. Les rats en avaient peut-être déjà profité pour remonter.»

Cela n’a rien à voir (voir plus haut). D’ailleurs, le professionnel dit : «La présence des rats est avérée. Les rongeurs trouvent ici tout ce dont ils ont besoin. De la terre pour leurs galeries, de la nourriture grâce aux déchets qui jonchent le sol, et de l’eau dans les caniveaux», ce qui est exact : si des rats s’installent en surface, c’est que les ressources trophiques (nourriture et possibilités de nidification) dont ils ont besoin sont suffisantes. Il s’agit de rats de second ou dernier rang qui ont migré depuis les égouts. La population murine a donc augmenté mais ne s’est pas « déplacée » des égouts vers la surface.


>Le gardien de l’immeuble, torche à la main, prend les devants. Tout roule : le tuyau a été réparé et des produits anti-rats ont été disposés un peu partout.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire. Un professionnel consciencieux place les appâts au plus prêt des terriers repérés, à l’abri des regards et de la curiosité des chiens et chats. Par ailleurs, cette méthode de dératisation génère des souches de rats résistants aux anticoagulants, puisqu’en ne consomment quasiment jamais suffisamment de poison pour mourir, le peu de poison qu’ils avalent régulièrement agit comme un vaccin.

>«Dans les sous-sols, il faut se méfier, explique Michel. Ça n’est parfois pas éclairé, et si un rat se retrouve acculé, il attaque. Il se dresse sur ses pattes arrière,couine, et peut se jeter à hauteur de taille pour mordre.»

Si c’est le cas, c’est que le professionnel a sciemment chercher à effrayer les rats (en tapant du pied sur le sol et en criant), ce qu’il ne faut surtout pas faire ! Non seulement pour la raison évoquée (comme bien des mammifères, les rats se défendent en attaquant lorsqu’ils se sentent
acculés), mais surtout parce qu’ils associent l’odeur de l’homme qui les effraie aux appâts qu’il vient de  déposer , et dont ils se détourneront

>«De toute façon, il ne faut pas zéro rat, dit-il. Ils ont leur utilité, ils mangent nos déchets !

Oui.

> Il s’agit juste de les laisser dans leur habitat,sous terre.»

Cela ne veut rien dire. Seuls des travaux peuvent les déloger, auquel cas il conviendrait de procéder à une dératisation préventive. Je répète que des zones négligées en surface augmentent  la population murine mais n’incite pas l’ensemble de celle résidant dans les égouts à migrer à surface.

Je parle en détail de ces choses dans mon premier livre (disponible ici).

Pierre Falgayrac

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Ubu, Kafka et Sinbad sont dans un bateau…

Au sujet des centres de
formation habilités pour dispenser Certibiocide

 

C’est le MEDD, Ministère de l’Environnement et du Développement
Durable, qui préside à la chose. Extrait de la Notice pour s’enregistrer en tant que centre de formation et valider les formations suivies par vos stagiaires (https://simmbad.fr/servlet/documentation.html?EVT=DOC_ID=L:63;FORM_ACTION=S:TELECHARGER)

« 9/Pour être activé votre compte doit être validé par le ministère de l’environnement. Cela sera fait dans les plus brefs délais après vérification que votre centre de formation est habilité et répertorié pour les certificats individuels pour l’activité «utilisation à titre professionnel des produits phytopharmaceutiques » ou pour l’activité professionnelle « mise en vente, vente des produits phytopharmaceutiques ».

Ce qui signifie que les centres de formation capables d’informer/former sur les risques et dangers présentés par les biocides pour les personnes et l’environnement en hygiène publique ne sont pas reconnus par le MEDD, puisqu’ils ne sont pas capables de dispenser/attribuer les CERTIPHYTO qui concernent le milieu agricole.

C’est comme si on demandait à un moniteur d’auto-école d’être d’abord capable de donner des leçons de conduite poids-lourds avant de former des conducteurs de véhicule légers.

C’est à se demander pourquoi le MEDD conserve une logique des champs à cette
certification des villes. Peut-être parce qu’il n’a pas les moyens de ses ambitions et ne dispose d’aucune structure et ne souhaite pas en avoir, pour dispenser son
Certibiocide.

La seule logique qui préside à cette disposition illogique est, de toute évidence, financière : il faut bien faire vivre les CFPPA du ministère voisin.

Et pour faire bon poids bonne mesure, il est ajoutée une journée supplémentaire de
formation.

N’aurait-ce pas été plus simple de continuer à imposer le Certiphyto en deux
jours ?

Finalement, rien n’arrête le progrès…

Pierre
Falgayrac

 

Sur
Ubu :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ubu

Sur
Kafka :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kafka

Sur
Sinbad :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sinbad_le_marin

Proposition de réforme ou d’adaptation de Certibiocide

Comme annoncé dans la réponse à M. Montmoreau et dans le précédent article sur
l’incohérence du dispositif de certification CERTIBIOCIDE, voici notre proposition détaillée de réforme ou adaptation du programme de CERTIBIOCIDE.

Préambule :

L’arrêté du 9 octobre 2013 instituant le dispositif CERTIBIOCIDE indique que « les durées par chapitre sont indicatives ».

Ce qui signifie clairement qu’il est possible d’adapter contenus et durées aux besoins des stagiaires, puisque le « Protocole de mise en œuvre » de Simmbad.fr (site officiel du MEDD) dit que: « l’organisme de formation s’assure de l’éligibilité du demandeur
(certificat/attestation de formation Certiphyto éventuellement possédé), s’informe sur l’expérience professionnelle, les formations suivies, s’informe sur les spécificités de l’activité professionnelle des stagiaires et les problématiques environnementales de la zone géographique où ils exercent leurs fonctions. (…) Les organismes de formation s’attachent, dans toute la mesure du possible, à constituer des groupes de stagiaires exerçant dans le même secteur d’activité : utilisation de biocides ou vente de biocides
. »

Certification ne vaut pas qualification : simmbad.fr précise que « le certificat porte sur des connaissances et non sur des compétences professionnelles. Il exclut donc l’évaluation des
savoir-faire et ne confère pas une qualification professionnelle.
 » (C’est nous qui soulignons).

L’existant
(tiré de simmbad.fr)

Programme de formation
(durés indicatives préconisées entre parenthèses, pour un total de
21 heures) :

Chapitre «
réglementation » (2 h 30) :

– Introduction au certificat individuel pour l’activité «utilisateur professionnel et distribution de certains types de produits biocides destinés exclusivement aux professionnels».

  • Définition des produits biocides, cadre réglementaire français et européen, produits autorisés et produits illégaux, autorisation de mise sur le marché, utilisation des produits, réglementation du transport et du stockage.

Chapitres « produits rodenticides » « produits insecticides » et « produits désinfectants » (5 h 30 chacun – nous les regroupons car le contenu des 3 modules est
identique) :

Thème « prévention des risques pour la santé »:

  • Risques liés à l’utilisation des produits rodenticides, insecticides et
    désinfectants ;
  • Présentation des principales substances actives ;
  • Dangerosité des produits : voies de pénétration, intoxication aiguë et
    intoxication chronique, devenir des produits dans l’organisme
    (stockage ou élimination) ;
  • Situations d’exposition aux dangers : situations d’exposition :
    avant, pendant et après l’application, contact direct et indirect, facteurs favorisant et aggravant la pénétration, catégories de populations sensibles ;
  • Mesures à prendre pour réduire les risques pour les êtres humains ;
  • Estimation des risques pour la santé des applicateurs et des usagers ;
  • Principales mesures de prévention ;
  • Principales mesures de protection : port des EPI…
  • Principes d’utilisation dans les espaces impliquant des usagers ;
  • Principales consignes et réglementation ;
  • Conduite à tenir en cas d’intoxication aiguë ou d’accident ;
  • Principaux symptômes d’empoisonnement ;
  • Conduite à tenir en cas d’accident ;
  • Mesures d’alerte des premiers secours : numéros d’urgence,
    déclaration des accidents.

Thème « prévention des risques pour l’environnement » :

  • Risques pour l’environnement et principales voies de contamination ;
  • Dangerosité pour l’environnement : impacts sur l’environnement, sur les
    organismes non-cibles et la biodiversité, connaissance des dangers des produits ;
  • Situations d’exposition aux dangers : types de pollution : diffuse ou ponctuelle, devenir des produits biocides dans l’environnement après le traitement, situations de contamination avant, pendant et après le traitement, facteurs favorisant et aggravant les contaminations, risques au niveau de la zone à traiter lors d’une intervention ;
  • Prévention des risques : zonage (zones protégées…), stratégies retenues selon
    les espaces, leur nature, leur usage, pratiques et aménagements visant à limiter la dispersion des produits biocides dans l’environnement lors de leur utilisation, traçabilité tout au long du processus.

Thème « stratégies visant à limiter le recours aux produits rodenticides, insecticides et désinfectants »:

  • Techniques alternatives à l’utilisation des produits biocides ;
  • Méthodes et produits alternatifs ;
  • Techniques de lutte intégrée (lutte biologique directe et indirecte, méthodes
    physiques, etc.) ;
  • Évaluation comparative de l’utilisation des produits ;
  • Évaluation de la nécessité d’intervenir : identification des organismes cibles
    et évaluation des risques ;
  • Raisonnement des interventions ;
  • Choix des produits par rapport à leur efficacité, à la toxicité, à leurs facteurs intrinsèques (dose de matière active, mobilité, dégradation plus ou moins rapide, solubilité, etc.) ;
  • Adaptation des doses et des modes d’application en fonction de l’état
    et de la distribution spatiale des organismes cibles ;
  • Évaluation comparative de l’utilisation des produits biocides et
    techniques alternatives.

Chapitre « gestions des déchets » (1 h 30) :

  • Gestion des déchets dans l’entreprise et sur site d’intervention ;
  • Gestion des effluents ;
  • Gestion des déchets organiques.

Autoévaluation (0 h30)

 Autant dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : il s’agit d’un bourrage de crâne pénible et peu pertinent sur le plan professionnel…

PROPOSITION pour une
réforme ou une adaptation du programme de
CERTIBIOCIDE

 

Notre programme repose sur une approche logique de l’application
des produits biocides :

– Ils sont conçus pour tuer des organismes vivants jugés nuisibles
dans un contexte donné ;

– Pour préserver la santé des personnes et l’environnement dans
ce contexte donné, il convient de connaître l’action de ces
produits biocides sur les organismes vivants cibles et non cibles
et l’environnement au sens large ;

– Pour en appliquer le moins et le mieux possible, il convient de
connaître la biologie et l’éthologie (le comportement) des
organismes vivants cibles ;

– Pour être en conformité avec la règlementation, il faut connaître
celle qui concerne les applicateurs.

Nous pensons que la durée de 3 jours peut être conservée vu l’étendue et la
profondeur des matières que nous proposons.

Nous considérons que l’hygiène et la sécurité des personnes et de l’environnement font partie intégrante des techniques d’application et qu’elles doivent être abordées en même temps que les techniques d’application. À l’exemple d’un cuisinier professionnel, qui veille constamment, au cours de son travail, aussi bien à l’hygiène
des aliments et des surfaces où ils sont manipulés et cuisinés, qu’à la sienne, tout en veillant à sa sécurité et celle de ses collègues en cuisine.

Jour 1 : Règlementation (1,5h) et désinfection (5,5h)

Règlementations applicables au public de stagiaires

Objectif : permettre aux stagiaires de connaître et respecter la
règlementation qui les concerne.

  • Introduction au certificat individuel pour l’activité « utilisateur professionnel et distribution de certains types de produits biocides destinés exclusivement aux professionnels ».
  • Définition des produits biocides, cadre réglementaire français et européen,
    produits autorisés et produits illégaux, autorisation de mise sur le marché, utilisation des produits, réglementation du transport et du stockage.
  • L’importance de la lecture et de la bonne compréhension des étiquettes de produits, des fiches techniques et FDS.

Désinfection

Objectif : permettre aux stagiaires de connaître la biologie des microorganismes et leurs modes de transmission et de prolifération, de connaître les différentes familles de désinfectants et leurs modes d’action, de connaître et mettre en œuvre des opérations de désinfection courantes en hygiène publique, dans une logique de développement durable (le moins possible de biocides, appliqués seulement là où c’est nécessaire).

  • Biologie des micro-organismes (bactéries, moisissures, levures, micromycètes,
    virus) : milieux favorables et défavorables, mitose, modes de transmission…
  • Définitions AFNOR (désinfection, décontamination, aseptisation,
    stérilisation) ;
  • Les désinfectants : normes NFT 72, familles de désinfectants, modes d’action, compréhension des étiquettes, FT et FDS ;
  • Principes de désinfection ;
  • Techniques génériques de désinfection (surfaces et volumes) ;
  • Désinfection de vide-ordures et containers à déchets ;
  • Désinfection de bacs à sable ;
  • Désinfection post mortem ;
  • Prévenir les phénomènes de résistance des bactéries ;
  • Hygiène et sécurité des personnes, des biens et de l’environnement (dangerosité des produits, EPI, mesures de prévention et protection, dispositions en cas d’intoxication, premiers secours et n° d’urgence) ;
  • Gestion des déchets et effluents.

Jour 2 : Lutte raisonnée contre les rongeurs nuisibles urbains (7h)

Objectif : permettre aux stagiaires de connaître la biologie et
l’éthologie des rongeurs commensaux, de connaître et mettre
en œuvre des stratégies de prévention et préservation de
leurs méfaits, de connaître et appliquer des rodenticides
anticoagulants dans une logique de développement durable (le moins
possible de biocides, appliqués seulement là où c’est
nécessaire).

  • Identification des rongeurs nuisibles urbains : surmulot, rat noir, souris,
    lérot…
  • Les rongeurs commensaux dans l’histoire ;
  • Les murinés : biologie, éthologie : biotopes, terriers et nids, territoires et déplacements, alimentation, hiérarchie sociale, adaptations aux situations, légendes et conceptions anthropomorphiques fausses…
  • Méthodes de prévention : diminuer les ressources trophiques, ratproofing,
    usages des infra et ultrasons, favoriser la prédation…
  • Techniques de piégeages : nasses, pinces et tapettes, glu, pièges à
    électrocution, noyade et écrasement / intérêts et imites, mises en
    œuvre possibles ;
  • Les produits rodenticides : familles et modes d’action, intérêts et
    limites, applications sécurisées ;
  • Application raisonnée d’anticoagulants :
    • Abandonner la dératisation permanente ;
    • Pratiquer la détection sans biocides, impliquer le client ;
    • Établir un diagnostic, déterminer et conduire un traitement
      curatif :

      • Évaluer un taux d’infestation, identifier les ressources
        trophiques ;
      • Déterminer la quantité d’appâts nécessaires ;
      • Prendre en compte la concurrence alimentaire ;
      • Placements judicieux et sécurisés des dispositifs
        d’appâtage ;
      • Prévenir les phénomènes de résistance ;
      • Planifier la conduite du traitement curatif ;
      • Stratégies de lutte contre les rongeurs résistants aux
        anticoagulants ;
      • Hygiène et sécurité des personnes, des biens et de l’environnement : dangerosité des produits, statistiques des accidents recensés et analyses de leurs causes, EPI, mesures de prévention et protection, dispositions en cas d’intoxication, premiers secours et n° d’urgence ;
  • Gestion des déchets et cadavres.

Jour 3 : Lutte raisonnée contre les arthropodes nuisibles urbains (7h)

Objectif : permettre aux stagiaires de connaître la biologie et l’éthologie des arthropodes commensaux, de mettre en œuvre des stratégies de prévention et préservation de leurs méfaits, de connaître et mettre en œuvre différentes
techniques de préservation et de lutte sans biocides, de connaître les différentes familles d’insecticides et de savoir les appliquer dans une logique de développement durable (le moins possible de biocides, appliqués seulement là où c’est nécessaire).

  • Identification et biologie des arthropodes nuisibles urbains (acariens, blattes,
    puces, punaises des lits, fourmis, mouches, moustiques, guêpes et frelons, insectes xylophages, insectes des denrées alimentaires, araignées et autres prédateurs…) ;
  • Méthodes de prévention : propreté pragmatique, étanchéification, moustiquaires, plantes et produits naturels ayant un effet répulsif sur certaines espèces ;
  • Dispositifs de lutte sans biocides – du bon usage des

    • DEIV (insectes attirés par les UV, emplacements, plages de fonctionnement, …) ;
    • Pièges à glu ;
    • Pièges à phéromones ;
    • Caissons à anoxie ;
    • Générateurs de vapeur et appareils cryogéniques ;
  • Matériels d’application : seringues de gel, pulvérisateurs à pression préalable, brumisateurs, thermonébulisateurs, sprays et cartouches « one shot »…
  • Les insecticides : familles et modes d’action, intérêts et limites ;
  • Techniques générales d’applications raisonnée et sécurisées pour les arthropodes qui marchent et les insectes volants (pulvérisations et applications de gel), avec démonstrations en salle de formation (utilisation d’eau dans un
    pulvérisateur) ;
  • Planification d’un traitement curatif. Prise en compte du cycle de reproduction des arthropodes cibles en fonction des circonstances (température et hygrométrie) ;
  • Techniques de traitements raisonnés contre les

    • Acariens ;
    • Mouches ;
    • Moustiques ;
    • Guêpes et
      frelons ;
    • Puces ;
    • Punaises des
      lits ;
    • Blattes ;
  • Prévenir les phénomènes de résistance, stratégies de lutte contre les arthropodes résistants aux insecticides ;
  • Hygiène et sécurité des personnes, des biens et de l’environnement
    (dangerosité des produits, EPI, mesures de prévention et protection, dispositions en cas d’intoxication, premiers secours et n° d’urgence) ;
  • Gestion des déchets.

La documentation remise aux stagiaires sera constituée :

– Du cahier de prise de notes comprenant l’aperçu des +ou- 200
slides powerPoint ;

– D’un exemplaire du livre « Grand guide de lutte raisonnée contre les nuisibles urbains » (631 pages – Éditions Lexitis – parution 2014).

Il nous semble qu’avec un tel programme, incluant des démonstrations pratiques, on pourrait parler de qualification et pas seulement de certification.

Pierre Falgayrac

http://www.hyform.fr

Certiphyto 2 jours + Certibiocide 1 jour : toujours aussi ubuesque

Rappelons :

1/ Que la législation impose à tous les applicateurs des entreprises de 3D (Dératisation, Désinsectisation, Désinfection) de passer CERTIBIOCIDE avant juillet 2015 ;

2/ Que CERTIBIOCIDE peut s’obtenir après une journée de formation pour ceux qui sont titulaires de CERTIPHYTO, ou après 3 jours pour passer d’abord un CERTIPHYTO en 2 jours ;

3/ Que CERTIPHYTO concerne l’agriculture et le secteur des espaces verts ;

4/ Que depuis plus de vingt ans, il n’est enregistré aucune victime humaine par empoisonnement accidentel avec des produits biocides appliqués en hygiène publique (en ville et sa banlieue) ;

5/ Qu’une partie du milieu professionnel s’interroge à juste titre de l’intérêt et la pertinence de cette certification qui, selon simmbad.fr (site officiel du Ministère EDD), n’est aucunement une qualification professionnelle…

Un de nos clients qui s’est astreint aux trois jours de formation dans un des
centres agréés par le Ministère nous a confié la documentation remise aux stagiaires pour la 3ème journée. Sa consultation nous a abasourdi !

246 slides (ou diapos) PowerPoint, oui j’ai bien écrit 246 slides pour la journée de formation… Soit plus de 35 slides à l’heure, donc 1,7 minute par slide. Bien sûr, il n’y a pas de règles en la matière, mais lorsqu’il s’agit de formation professionnelle, il convient d’être synthétique et pas « cumulatif ». Or, en l’espèce, ou la journée
est menée tambour battant de 9h à 17h, ou le formateur zappe des séries entières de slides lors de son intervention (ce qui a été le cas). Quel est donc l’intérêt d’en avoir conçu autant et d’en surcharger le dossier destiné à prendre des notes ? N’importe quel enseignant confirmé vous dira que pour une assimilation efficace des informations, les stagiaires occasionnellement distraits doivent aisément retrouver le fil de la formation en se repérant dans le carnet de notes où figurent les slides. Notre client nous a ainsi avoué que lui et d’autres ont rapidement « décrochés » car ils étaient infichus de s’y retrouver dans la documentation…

Que trouve-t-on comme contenu pédagogique dans ces slides ?

– 27 concernent le campagnol des champs et la taupe : ces thèmes sont totalement hors-sujet de la certification Biocides. Quitte à en parler, 2 ou 3 slides suffiraient largement.

– 186 traitent des moyens de lutte non chimiques pour les arthropodes et rongeurs : glu, pièges, ultra et infrasons, lutte biologique, destructeurs électriques à rayons ultra-violets, etc.

1/ Les problématiques rongeurs et arthropodes ne sont pas séparées et traitées ensemble, ce qui ne peut qu’être sources de confusions. Il tombe en effet sous le sens que le traitement des blattes est bien différent de celui des souris…

2/ Il y a bien évidemment des longueurs inutiles (pièges à phéromones, UV et
vision des insectes), mais par contre d’autres sujets sont survolés, qui mériteraient d’être développés (notions de piste obligée et non obligée pour les rongeurs).

3/ Il y a des informations fausses sur les normes agroalimentaires et d’autres très discutables sur les appâts « naturels » « préférés » par les rongeurs.

– 32 slides abordent le « rat proofing » et la lutte intégrée : le contenu est cohérent mais pourrait tenir en une dizaine de slides.

Et, surtout, que ne trouve-t-on pas dans le contenu de cette certification Biocides ? L’essentiel!

Oui, l’essentiel : c’est-à-dire les techniques d’application raisonnées des rodenticides et insecticides. C’est incroyable, mais vrai !

Apprendre à se passer des biocides est une chose, mais l’esprit même de
CERTIPHYTO et CERTIBIOCIDE est bien d’en appliquer le moins possible et avec précautions, or ce sujet n’est même pas effleuré !

Il existe pourtant des manières de dératiser avec des anticoagulants ou de désinsectiser avec des pulvérisations d’insecticides en utilisant 4 à 10 moins de produits toxiques, oui, nous avons bien écrit 4 à 10 fois moins. Nos clients peuvent en témoigner et l’un d’eux l’a déjà fait sur ce blog.

Mais comment appliquer juste ce qu’il faut de biocides sans connaître d’abord la biologie et l’éthologie (le comportement) des rongeurs et arthropodes cibles ?

Bref, comme nous l’avons déjà écrit, CERTIBIOCIDE est une certification inutilement lourde et inadaptée aux besoins réels des professionnels qui appliquent des biocides.

D’où notre prochain article : pour une réforme de CERTIBIOCIDE.

Pierre Falgayrac

http://www.hyform.fr