Des dizaines de rats grouillent sur les pelouses du Louvre


L’info fait un buzz sur le Web depuis plusieurs jours : http://www.francetvinfo.fr/france/des-dizaines-de-rats-grouillent-sur-les-pelouses-du-louvre_656631.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20140728-[lespluscommentes/titre2

Si les journalistes étaient honnêtes , ils pourraient signaler que c’est aussi le cas dans les jardins de Monaco ouverts au public (avec bien moins de rats ostensiblement visibles), dans la
plupart des zoos ornithologiques (oiseaux), dans nombres d’espaces verts sur berges et beaucoup de parcs urbains d’agrément, partout en Europe.

Le problème posé est assez simple : Il y a d’importants travaux d’excavation à proximité qui délogent des colonies entières de rats.  Avec l’afflux de touristes se restaurant sur les espaces verts, les ressources trophiques de ce genre de sites augmentent. Les ressources trophiques sont, pour les rongeurs, l’ensemble des possibilités de nourriture et de nidification offerts par le milieu qu’ils occupent ; en l’espèce des pelouses et massifs d’arbustes, qui présentent abris et opportunités de creuser des terriers, et abondance de nourriture avec les restes des repas des touristes.

Que faire ? Gérer les rongeurs nuisibles, c’est prévoir l’évolution de leurs ressources trophiques. Il s’agit alors d’une lutte globale, impliquant plusieurs acteurs. Il aurait fallu procéder à une dératisation préventive des environs du site de travaux avant que le chantier ne commence (égouts, caves, corps creux…), et la poursuivre pendant, puisque les rats en migration auraient été facilement attirés par des dispositifs d’appâtage.

Le service de nettoiement est le second concerné pour vider les poubelles et ramasser chaque jour les reliefs de nourriture abandonnés au sol par les irresponsables et inciviques

Les jardiniers sont en troisième ligne pour « raccourcir les jupes » des haies et surveiller les moindres petits tas de terre trahissant le creusement d’un terrier. En effet, un entretien suivi et rigoureux des espaces verts dissuade les rongeurs de s’installer (réduction des ressources
trophiques).

Enfin, le service d’hygiène doit procéder à une dératisation préventive avant la saison touristique, en utilisant les méthodes que nous préconisons dans notre dernier livre, disponible
ici
.

Or, ce n’est pas avec les formations ubuesques obligatoires Certiphyto/Certibiocides que les « professionnels » sauront gérer ce genre de situation. De toute façon, il ne faut pas poser force boites d’appâtage (avec un rodenticide bien moins appétissant que les reliefs de casse-croûte) quand les touristes sont là… En ce moment, les ressources trophiques des pelouses du Louvre sont abondantes (nourriture et possibilités de nidification), il faut donc attendre le départ des touristes pour qu’elles diminuent.

Répétons que gérer les rongeurs nuisibles, c’est prévoir et gérer l’évolution de leurs ressources trophiques. Notions non approfondies dans les certifications Certiphyto/Certibiocides (mais
figurant dans notre dernier livre).

En attendant, et comme d’habitude, les souris dansent toujours…

Pierre Falgayrac

http://www.hyform.com

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s