La Gestion Intégrée des Nuisibles (GIN) ou Integrated Pest Managment (IPM)

De quoi s’agit-il ? D’utiliser tous les moyens possibles pour :

  • Éviter d’attirer rongeurs et insectes considérés comme nuisibles dans des locaux où ils sont  indésirables ;
  • Les empêcher de pénétrer, circuler et prospérer ;
  • Utiliser en priorité des techniques de lutte écologiques comme le piégeage multiple avec appâts sains ;
  • Afin d’utiliser en dernier lieu et à minima des produits biocides.

Le concept est évidemment plus facile à mettre en œuvre contre les rongeurs que contre les insectes. Nous allons donc aborder la gestion intégrée des murinés (rats et souris).

Tout repose sur du bon sens, donc de la logique. Jugeons-en par ces considérations simples, déjà évoquées dans d’autres articles de ce blog :

  • Ce qui attire rats et souris, ce sont les odeurs de nourriture ;
  • Ce qui les fixe, ce sont les possibilités d’accéder à cette nourriture et de nidifier à proximité ;
  • Les deux seuls matériaux qu’ils ne peuvent ronger sont le béton sec et l’acier ;
  • Un souriceau peut passer dans un espace de 7 mm ;
  • Les murinés peuvent nidifier dans les isolants et corps creux de nos locaux.

Il en découle des mesures tout aussi simples à mettre en œuvre :

  • Gestion des déchets :
    • Containers étanches, nettoiements réguliers de leurs abords ;
    • Locaux poubelles au sol en béton, fermés par une porte en acier lorsqu’ils sont à l’intérieur des locaux ;
    • Pas d’espaces verts (propices au creusement de terriers) aux abords des locaux poubelles à l’extérieur. L’idéal étant de bétonner le sol sur 5 mètres tout autour du local.
  • Puis le proofing :
    • Grilles d’aération en acier, avec maillage maxi de 7 mm ;
    • Étanchéité des locaux : utiliser de la laine d’acier (ou du béton) pour colmater tous les espaces supérieurs à 7 mm, les passages potentiels utilisés par les réseaux techniques (eau, électricité, téléphone…) entre étages et parois ;
    • Protection des installations électriques par étanchéité parfaite et/ou ultrasons.

Ces choses-là étant réalisées, il est quasi impossible que rats et souris pénètrent d’eux-mêmes dans les locaux, y circulent aisément ou s’installent à proximité d’une source potentielle de nourriture.

Le risque zéro n’existant pas, si des rongeurs sont présents (matières premières contaminées, par exemple), il sera privilégié l’utilisation de pièges multiprises avec appâts sains.

De notre point de vue, les Mimétic Mhouse, sont les seuls pièges multiprises réellement écologiques : ils sont en métal (recyclable), ne comprennent aucune pièce plastique, aucune électronique et comme la solution de noyade/conservation n’est pas soumise à une AMM, elle peut être rejetée à terre ou dans les eaux usées. Et ils sont bien moins chers que leurs concurrents…

Si tout ceci est fait dans l’ordre indiqué, l’utilisation de biocides est inutile.

En IAA, la mise en œuvre des préconisations de proofing et de protection des locaux abritant des matières premières stockées à température ambiante, suffit à réduire le risque rongeurs à 1, soit le minimum.

Comment protéger les locaux pour éviter un début d’infestation à l’occasion de la réception d’une palette de matières premières habitée  par des rongeurs non détectés ? Chaque cas étant différent, il n’est pas possible d’indiquer une méthode générique.

Si les MP sont stockées dans un seul local, ce dernier doit être parfaitement étanche et équipé de plusieurs pièges multiprises avec une stratégie d’appétence adaptée à la situation.

Si elles sont stockées à plusieurs endroits, il faut utiliser autant de pièges multiprises que nécessaire, toujours avec une stratégie d’appétence réfléchie.

Qu’est-ce qu’une stratégie d’appétence ? Cela consiste à imprégner d’odeurs alimentaires les pièges multiprises et à guider les rongeurs par des traces d’odeurs alimentaires au sol.

Par exemple :

  • Préparer une solution de Viandox + eau dans un pulvérisateur ;
  • Pulvériser cette solution sur l’extérieur et les rampes intérieures du piège ;
  • Régler la buse en jet et tracer  sur le sol des pistes de plusieurs mètres, convergentes vers le piège.

Il faut bien entendu renouveler régulièrement ce traitement, en nettoyant le piège à l’eau, dès que besoin.

La manipulation des pièges doit se faire avec des gants de cuir imprégnés d’odeurs naturelles (herbe, terre) ou alimentaires.

Il n’y a donc rien de bien compliqué à mettre en œuvre une G.I.N.

Pierre Falgayrac

http://www.hyform.fr