Covid 19 et désinfection

Pour bien comprendre le sujet, rappelons quelques éléments de biologie et de désinfection.

Les microbes

Les microorganismes unicellulaires, ou microbes, sont les bactéries, les micromycètes (moisissures, levures) et les protozoaires. Ils sont constitués d’une membrane sélectivement poreuse et d’un noyau où se trouve le patrimoine génétique.

Ils se reproduisent par mitose ou scissiparité.

Dans des conditions optimales, une division se produit toutes les 20 minutes. Une bactérie peut donc se multiplier en un milliard en 12 heures.

Pour ce faire, les microbes ont besoin :

  • De nourriture ;
  • D’humidité ;
  • De chaleur (généralement de 30 à 40°).

Quand ces conditions ne sont pas réunies, les microbes vivent au ralenti ou meurent. D’où la conservation des aliments au froid, en milieu stérile (conserve) ou sous vide.

Certaines bactéries peuvent sporuler, c’est-à-dire s’envelopper d’une carapace très résistante, qui disparaitra lorsque les conditions redeviendront bonnes.

Un virus n’est pas à proprement parler un organisme vivant. Il s’agit de petit amas de protéines et d’un « bout » d’ADN, qui « trompe » la bactérie ou la cellule corporelle et parasite son noyau. En se multipliant, la bactérie ou la cellule corporelle multiplie aussi le virus.

Transmission des microbes

Ben sûr que des « droplet » (éternuements) peuvent répandre des microbes jusqu’à 80/90 cm autour de nous, qui resteront en suspension dans l’air quelques secondes. D’où la distanciation officielle d’un mètre. Mais c’est surtout par les mains que se transmettent les microbes. Tout ce que touchent des mains contaminées est susceptible d’être contaminant.

La désinfection et les désinfectants

On ne peut désinfecter que des surfaces propres (l’infirmier nettoie une plaie avant de la désinfecter).

Les désinfectants autorisés répondent aux normes NF EN 14885 (Europe), 1276 et 13697 (bactéricides), 14476 (virucides), 1650 et 13697 (fongicides), NFT (lavage des mains).

Il est distingué les actions :

  • BACTERICIDE : les bactéries sont tuées ;
  • BACTERIOSTATIQUE : Inhibition momentanée du développement bactérien ;
  • FONGICIDE : les champignons et leurs spores sont tués ;
  • FONGISTATIQUE : Inhibition momentanée du développement des moisissures et champignons ;
  • SPORICIDE : Les spores bactériennes sont tuées ;
  • VIRUCIDE : les virus sont inactivés.

Tous les désinfectants percent la membrane cellulaire, seuls les virucides détruisent aussi le noyau et son ADN.

Il est donc clair qu’un désinfectant bactéricide n’est pas actif sur Covid 19, seul un virucide le serait.

Les termes Désinfection et Décontamination sont d’ailleurs officiellement définis. En simplifiant, la décontamination n’est pas active sur les virus, la désinfection, si.

Sur les gestes barrière

La doxa médiatique présente comme solutions efficaces pour éviter d’être contaminé ou contaminant :

  • Le port du masque ;
  • Le lavage fréquent des mains avec un gel hydroalcoolique.

Ce qui soulève plusieurs remarques et questions.

1/ Les masques soi-disant étanches au Covid 19 sont pure affabulation : un virus est certes 40 à 60 fois plus petits qu’une bactérie, mais nous avons vu qu’il ne peut être actif que lorsqu’il parasite une bactérie ou une cellule corporelle. Un simple masque antipoussières est donc suffisant. Le masque protège les autres de nos droplet, il est donc Inutile d’utiliser des masques chirurgicaux ;

2/ Les gels hydroalcooliques courants sont simplement bactéricides, donc inefficaces sur Covid 19. Leurs étiquettes indiquent parfois qu’un lavage chirurgical des mains, avec effet virucide, doit durer plusieurs minutes, en ajoutant la quantité de gel nécessaire.

3/ Quel est intérêt de se laver les mains avant de faire les courses ou d’entrer dans un lieu accueillant du public ? Aucun. Cela revient à toucher des surfaces potentiellement contaminées avec des mains propres ;

4/ Dés lors que nous manipulons un clavier de paiement par carte, une poignée de porte ou n’importe quelle surface susceptible d’avoir été touchée par d’autres, il y a risque de contamination. C’est donc juste après qu’il faudrait se désinfecter les mains. Qui le fait ? Peu de personnes…

Les recommandations officielles sont donc perfectibles.

Au quotidien, que faire pour se protéger et protéger les autres efficacement ?

1/ Porter un masque simple dés que nous sortons de la maison ou de notre voiture, puisque c’est obligatoire ;

2/ Disposer d’un flacon de gel hydroalcoolique virucide et se laver les mains après chaque manipulation de poignée de porte, clavier, interrupteur, volant de véhicule, barre de maintien dans un transport en commun, etc.

A propos des microbes pathogènes

Tous les microbes et virus sont utiles là où ils se trouvent, dans l’ordre naturel des choses.

Certains peuvent devenir pathogènes, c’est-à-dire nuire à notre santé, lorsqu’ils se trouvent là où il n’est pas prévu qu’ils soient.

Par exemple, la célèbre Escherichia Coli est naturellement présente au fond de nos intestins ; elle déclenche l’envie d’aller aux toilettes. Quand, par manque d’hygiène, elle se retrouve dans l’estomac et au début de l’intestin, elle fait ce pour quoi elle existe : signal d’évacuation. D’où diarrhée…

Les salmonelles sont naturellement présentes dans le système digestif des serpents asiatiques. Lorsque les éleveurs avicoles ont trouvé que les plantes fourragères chinoises étaient moins chères, une fois importées, que les produits européens, ils en ont nourri leurs élevages. Or, des déjections de serpents s’y trouvaient, qui contaminèrent toute la filière…

Quant au Coronavirus, présent dans le système digestif des chauves-souris, il s’est retrouvé dans celui des pangolins, insectivores eux aussi et qui fréquentent les lieux de repos des chauves-souris. La promiscuité dans les marchés traditionnels chinois a contaminé les hommes, et les voyages intercontinentaux ont assuré sa dissémination.

Autrement dit, la course effrénée à la rentabilité des élevages et les voyages par avion sont directement responsables de zoonoses récentes.